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Développement durable: Le rapport de Madagascar attendu par les Nations-Unies

Madagascar entreprend son deuxième examen national volontaire, à des fins de suivi de ses réalisations par rapport aux objectifs de développement durable. Le pays devra finaliser un rapport y afférent avant le second semestre de cette année.

Un autre défi à relever. Toutes les parties prenantes se mobilisent actuellement en vue de finaliser le rapport national volontaire de suivi des dix-sept Objectifs de développement durable (ODDs). Ce rapport qui sert d’outils pour mesurer la progression des pays dans l’atteinte de ces objectifs devra être finalisé avant le second semestre de cette année, pour être présenté devant le Conseil économique et social des Nations-Unies (ECOSOC) à New-York au mois de juillet. C’est ce qui a été indiqué lors de l’atelier de consultation pour l’élaboration de ce document.

“L’élaboration de ce rapport est une occasion pour nous de partager les efforts et les résultats obtenus par Madagascar en matière de mise en œuvre des ODDs. Le processus nous permet également de mettre en évidence les domaines dans lesquels nous nécessitons des appuis pour le financement de leur mise en œuvre”, explique le directeur général de l’Economie et du plan, Olivier Ramiandrisoa.

Le processus d’Examen national volontaire (ENV) doit cependant se conformer à un calendrier très contraignant de soumission du rapport et implique également des consultations au niveau national de toutes les parties prenantes de la société et du secteur privé. Le rapport final doit répondre à un format déterminé par l’ECOSOC. Celui-ci doit être accompagné de la déclaration liminaire, les principaux messages résumant les conclusions du rapport et une présentation succincte qui sera faite par le Délégué du pays au Forum politique de haut niveau pour le Développement durable. Ces différents documents devront être élaborés avant mai 2021.

C’est la raison de la tenue de l’atelier de consultation qui a mobilisé toutes les parties prenantes. “Il y a des engagements qui ont été pris et qui doivent être honorés. Madagascar, à partir de cet ENV devra pouvoir évoluer, accélérer et ajuster sa stratégie. Cet examen devra aussi nous permettre d’identifier les priorités et les actions à mettre en œuvre”, soutient Romy Andrianarisoa, présidente de la commission Développement durable du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

L’objectif principal de l’atelier qui a duré trois jours était de collecter le maximum de données et informations sur la mise en œuvre des ODDs émanant de toutes les parties prenantes, afin de bien mener la rédaction du rapport National volontaire de Madagascar 2021, conformément au manuel de préparation des ENV et au canevas édicté par l’ECOSOC.

“Le fait que Madagascar se soit engagé pour la deuxième fois après 2016 pour mener un ENV me réjouit. D’un côté, ça montre un engagement fort au début de la décennie d’action pour le développement durable, et dans cette situation difficile engendrée par la crise sanitaire et socio-économique de la COVID-19. Cette deuxième participation peut être interprétée comme un signal de maturité et de prise de conscience du fait qu’un regain d’action et de progrès dans la réalisation des ODD est nécessaire face à des trajectoires parfois peu encourageantes, ainsi qu’une opportunité pour mieux reconstruire après la pandémie”, a expliqué Issa Sanogo, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar.

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