Société

28 201 porteurs du VIH introuvables

A l’heure actuelle, 28 201 individus présumés être des porteurs du VIH ne suivent pas le traitement antirétroviral. Dans la Capitale, 1225 personnes sont déclarées séropositives en neuf mois.

Des chiffres qui font froid dans le dos. Les estimations de l’Onusida indiquent que 35 000 personnes vivent avec le VIH à Madagascar. Cependant, 6 799 d’entre eux seulement ont pu bénéficier des traitements nécessaires. Le reste, c’est-à-dire, 28 201 personnes, sont, soit perdues de vue ou ont refusé la prise en charge médicale. L’objectif étant de les encourager à se rendre auprès des formations sanitaires pour la prise en charge médicale qui est à titre gratuit, d’après le secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le VIH (SE CNLS), Harivelo Rijasoa Andrianiaina. Madagascar se fixe le but d’éradiquer cette maladie d’ici 2030, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« L’identification des porteurs du virus constitue un véritable défi. Le dépistage est le seul moyen d’y parvenir c’est pourquoi nous sollicitons les personnes exposées aux risques d’infection au VIH à se faire dépister», a-t-il souligné.

Depuis le début de cette année, jusqu’en septembre, 1225 personnes sont déclarées séropositives dans la Capitale. Au niveau national, 6251 individus sur les 177 937 tests effectués ont contracté le virus. Ce nombre a connu une augmentation par rapport aux précédentes années. Ils sont deux fois plus nombreux qu’en 2016 et sept fois plus que le nombre des séropositifs en 2010.

La vigilance est toujours de mise malgré le faible taux de prévalence enregistré dans le pays qui est estimé à 0, 3%.  Mais encore, les porteurs du virus sont de plus en plus jeunes d’après les données reçues par le SE CNLS avec une tranche d’âge comprise entre 15 à 49 ans. Les grandes villes où on enregistre une forte affluence des touristes sont les plus concernées par ce fléau dont Antananarivo, Mahajanga, Toamasina et Antsiranana.

« Une personne séropositive sous traitement antirétroviral ne transmet pas le VIH mais cela ne signifie aucunement qu’il faut multiplier ses partenaires sexuels. Les actions de sensibilisations se focaliseront sur le dépistage et les avantages de ce traitement », selon à son tour le président du réseau Mad’Aids, Firinga Johnson.

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